Programme de lutte contre le ruissellement & l’érosion des sols
Le ruissellement est un phénomène qui survient lorsque le sol ne peut absorber tout ou partie de la pluie.
Ainsi, lors de pluies intenses et/ou sur une plus grande durée, les sols n’ont pas le temps d’absorber l’eau ou en sont saturés. L’infiltration ne peut plus se produire. L’eau non absorbée va donc ruisseler en surface vers les fonds de vallées, entraînant avec elle des sédiments qu’elle va arracher au sol lors de son passage en surface. C’est ce que l’on nomme l’érosion.
Principe de formation
des phénomènes d’érosion
Ce transport d’eau et de matière a pour conséquences d’entraîner des coulées de boue, des pertes de sols fertiles pour l’agriculture, une dégradation de la qualité d’eau des cours d’eau, et/ou des inondations.
Afin de limiter cet apport en matière, des obstacles naturels peuvent être présents : talus, haies, mares.
Dans le cadre de sa compétence GEMAPI (Missions), le Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Touques réalise des diagnostics parcellaires à l’échelle de sous bassins versants afin de proposer des aménagements. L’ensemble du territoire du bassin versant de la Touques est concerné.


Rôles et intérêts d’un aménagement de talus pour limiter l’érosion des sols et le ruissellement
Afin de lutter contre l’érosion des sols et le ruissellement, les travaux suivants peuvent être mis en place :
- Créations de haies sur talus ;
- Créations de haies à plat (simple, double rangs) ;
- Déplacements ou aménagements d’entrées de champs ;
- Créations de noues, fossés d’infiltration ou zones tampon ;
- Créations de bandes enherbées ;
- Créations et restaurations de mares.
Le programme mené permet ainsi d’améliorer la qualité des milieux aquatiques, préserver les sols agricoles, restaurer la trame verte et bleue, protéger les biens et les personnes.
Bilan sur notre première année de travaux
Septembre 2023
En 2023, les premiers travaux du programme se sont achevés sur les communes d’Ouilly-le-Vicomte, Bailleul-la-Vallée, Saint-Germain-la-Campagne, Glos et Blangy-le-Château.
Grâce au volontariat d’exploitants agricoles, des haies ont été plantées et plusieurs mares ont été créées. Le tout accompagné de talus, fossés à redents, noues d’infiltration et de clôtures. Ces aménagements seront suivis les prochaines années pour vérifier leur tenue dans le temps (reprise des plants morts, dégagement des plants si nécessaire, suivis amphibiens).
Les haies sont plantées sur toile de chanvre au sol pour leur permettre une concurrence limitée des herbacées, et un maintien de l’humidité du sol. Les plants sont quant à eux protégés de gaines afin d’éviter des dégâts potentiels de gibiers (lapins et chevreuils notamment).
Au total, 6,4 km de haies ont été plantés grâce aux co-financements du Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Touques, de la Région Normandie, de l’Union Européenne via les fonds FEDER, de l‘Agence de l’Eau Seine-Normandie ainsi que du Plan France relance « Plantons des haies » porté par la DRAAF Normandie.


Bilan sur notre seconde année de travaux
Mars 2024
En 2024, la seconde saison de travaux s’est achevée sur deux nouvelles communes. Le Sap (département de l’Orne), et Clarbec (département du Calvados).
Grace au volontariat d’exploitants agricoles, des haies et des ripisylves ont été remises en place. Les plantations ont à nouveau bénéficié d’un paillage de toile de chanvre au sol pour leur permettre une concurrence limitée des herbacées, et une sauvegarde de l’humidité au pieds. Les plants ont été protégés de gaines et piquets acacia afin d’éviter des dégâts de gibiers. Dans les parcelles de prairies, les plantations ont été accompagnées de pose de clôtures bovins. Dans les parcelles de culture, les haies sur talus ont été privilégiées pour une meilleure retenue du ruissellement et des limons.
En complément de ces plantations, des mares ont été restaurées et d’autres ont été créées. Leur suivi à venir nous permettra de confirmer quels amphibiens auront bénéficiés de ces travaux. Une des mares a déjà vu arriver de nouvelles pontes.

Au total, 4 km ont été plantés sur le territoire du bassin versant de la Touques grâce aux co-financements : du Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Touques, de la Région Normandie, de l’Union Européenne via les fonds FEDER, ainsi que de l‘Agence de l’Eau Seine Normandie.
Ces aménagements comme les précédents seront suivis les années à venir pour vérifier leur tenue dans le temps (reprise des plants morts, dégagement des plants si nécessaire, suivis amphibiens).
Les prochaines zones souhaitées de travaux seront les communes de Drucourt, Moyaux et Thiberville. Cependant si vous rencontrer des problèmes d’érosion et de ruissellement sur le territoire du syndicat hors de ces communes n’hésitez pas à nous contacter.
Le financement FEDER s’inscrit dans un projet regroupant les travaux de restauration de la Touques et de ses affluents dans le département de l’Orne via sa tranche n°5, les travaux de remise en fond de vallée du ruisseau du Bourgel sur la commune d’Avernes-Saint-Gourgon, les travaux de restauration des mares et du bocage et la lutte contre les espèces exotiques envahissantes.
Ce financement FEDER s’élève à 168 523,80 euros, soit 25,07 % de la totalité du projet de travaux.


